“En un país donde llenar un tanque de gasolina cuesta 40 centavos de euro. En una capital en la que la tasa de criminalidad es una de las más altas de América Latina. En un área urbana a los pies de una montaña, pero no en el hueco del valle. En una ciudad que literalmente vomita carros a toda hora. Con un flujo de circulación que hace que el de la periferia parisina se quede pequeño. Con un aire tan contaminado que te irrita los ojos a tal punto de que escupas tinta. Y ahí, en este contexto, ahí las Bicimamis decidieron que la bicicleta es lo que manda. Para ir a pasear. Para ir a estudiar o a trabajar. Para salir por la noche, ir al bar o al cine. Y hacen sus recorridos con sus cestas o sus alforjas.

Las Bicimamis?

Les bonnasses à vélo.

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“Dans un pays où le plein d’essence d’une berline moyenne coûte 40 centimes d’euro. Dans une capitale qui a l’un des taux de criminalité les plus élevés d’Amérique Latine. Dans une zone urbaine plantée au pied d’une montagne, mais pas dans le creux de la vallée. Dans une ville qui dégueule littéralement de bagnoles de sept à vingt-et-une heures. Dans un flux de circulation qui fait passer le périph’ parisien pour une route de campagne dans la Drôme. Dans un air pollué qui irrite les yeux au point d’en chialer de l’encre. Eh bien là, dans ce contexte-là, les Bicimamis ont décidé que le vélo, c’est d’la balle. Pour se ballader. Aller au bahut ou au boulot. Sortir le soir, traîner dans les bars, aller au ciné. Faire ses courses avec son panier ou son sac à dos.”